Rechercher

Mon livre

Mis à jour : janv. 17

La rédaction de mon livre (dont le titre reste à trouver... j'organiserai sans doute un petit sondage à ce sujet :) est presque terminée. En attendant je vous offre son introduction, histoire de vous mettre l'eau à la bouche et le cerveau en ébullition. Bonne lecture? le suite arrive bientôt et sera en vente sur ce site pour la somme modique de 19 789 euros. Mais pour mes abonnés je ferai un prix soyez-en assurés!


"La fonction de tout art consiste à briser l'espace étroit et angoissant du fini dans lequel est plongé l'Homme tant qu'il vit ici-bas, pour ouvrir une sorte de fenêtre à son esprit qui tend vers l’infini." Pie XII

Pourquoi le théâtre? Et pourquoi cette question? Le théâtre est, n’est-ce pas suffisant?

La question qui semble banale est en fait essentielle pour ne pas dire vitale.

Mais en réalité la banalité n’est pas dans la question, elle est souvent dans la réponse qu’on lui accorde…quand il y en a une. L’examen qui nous pousse à répondre à cette question est un véritable examen intérieur. Peu sont enclins à le faire, préférant se réfugier derrière des poncifs liés à une prédestinée ou à une force mystérieuse et magique nommée évidence. ou encore à un certain romantisme rebelle venu d’une région profonde de l’âme.Du vague, en somme.

Au-delà de cette simple question du théâtre, il y a le "pourquoi je vis" que nous rappelle Pierre Hadot. Pourquoi je vis, pourquoi je suis ici, quel est mon rôle dans ce monde…? Au nom de quoi peut-on vivre? …Ou faire du théâtre? Aucune société, aucune puissance, n'a le droit ni le pouvoir de congédier le « pourquoi". Il est la marque de l'humain, sa raison d’être. "Et pourtant l'effondrement du questionnement, en cet Occident trop sûr de lui-même, est aussi impressionnant que ses victoires scientifiques et techniques. La peur de penser en dehors des consignes a fait de la liberté, si chèrement conquise, une prison, du discours de l'homme et la société un langage de plomb." nous dit Pierre Legendre, dans son ouvrage La Fabrique de l'Homme Occidental.

Poser la question, « c’est prophétiser, comme le dit Lyne Bansat-Boudon, sur ce que nous sommes devenus, et cette citation d’un maître du tourment en dit long sur la déritualisation/démythification dont l’Occident se fait le porte-voix, ainsi que sur le manège théoricien occidental: tenter de maîtriser l’autre en avalant ses constructions ».

A ce pourquoi le théâtre?, il est impératif de ne pas répondre en des termes qui auraient trait à une satisfaction personnelle, à des désirs d'ego ou à des rêves de gloire. La (ou les) réponse (s) doi(ven)t se situer à un niveau supérieur à tout cela: à un niveau métaphysique. Se questionner de manière individualiste c’est apporter des réponses individualistes. La métaphysique dont nous parlons n'est pas la métaphysique philosophique mais une métaphysique spirituelle, d'intellectualité pure, censée nous élever, nous tous communément. En ce sens l'expérience théâtrale devient une expérience spirituelle qui n'a pas pour but de nier la raison, chère à tout notre monde libéral et technocratique, mais de la transcender. Il s'agit donc de trouver au fond de l'être les raisons qui nous poussent à faire du théâtre. Ces raisons, les plus cachées, les plus secrètes, les moins formulées, elles sont pourtant les plus importantes, les plus indispensables, du fait de leur caractère universel! Elles sont celles que l'on négligent le plus alors qu'elles devraient être celles que l'on met particulièrement en avant. Dans "La Fabrique du Monde Occidental ", Pierre Legendre continue: « venir au monde ce n'est pas seulement sortir du ventre de sa mère c'est naître à l'humanité toute entière. Il y a dans nos rêves de vie, de théâtre, ce quelque chose secret qui nous lie à l'humanité entière, comme il y a en chacun de nous cette part mystérieuse de spiritualité que nous recherchons ». Faire du théâtre c'est parler à l'humanité entière dans sa globalité. Un acteur qui oublie pourquoi il monte sur scène, au-delà de son personnage, au-delà d'une mise en scène, au-delà de sa performance individuelle, cet acteur-là finira un jour par devenir moribond, par devenir productif. Pour trouver les éléments de réponse à nos raisons de vivre, le cadre collectif est nécessaire. C'est dans ce cadre que peuvent s'exprimer pleinement les natures individuelles. De là, la nécessité aussi d'admettre que ce que nous savons ou pensons savoir, d'autres l'ont su bien avant nous et d'une certaine manière ils nous ont indiqué le chemin. En ce sens, l'individualisme n'existe pas, il ne peut exister que dans un environnement "performatif" où prédomine la nécessité de « résultats". Notre société regorge d'exemples où l'individualisme est roi, nous pourrions même dire qu'elle repose sur ce principe. L'individualisme se soucie moins d’accéder à la vérité et à la connaissance pure qu'à ériger des théories très personnelles fussent-elles en contradiction avec la Vérité même. Mieux vaut inventer une vérité illusoire, voire mensongère, en son propre nom, que de redire ce que d'autres ont déjà dit et qui est effectivement la Vérité. Les philosophies modernes ne peuvent être moteur de "tradition" (nous reviendrons plus tard sur cette notion) car elles se sont bornées à expliquer, toujours par la vision d'une seule personne, des considérations qui lui sont supérieures et qu'elle a abaissé à son niveau. Or, l'influence de l'individualisation de la pensée n'est pas à négliger, elle est même considérable. Que nous partions des philosophes post-antiques jusqu'à nos jours ou de tout ce qui nous entoure dans notre monde moderne qui a érigé ce principe en modèle à suivre! L’individualisme c'est la négation de tout ce qui est supérieur à la connaissance humaine. Ainsi en est-il de nos sociétés modernes où tout ce qui n'est pas individualiste est marginalisé. Ce que nous ne comprenons plus, nous l’écartons. Nous pouvons en avoir conscience, il n'en reste pas moins que depuis notre naissance, le paysage de notre vie a les couleurs de l'individualisme et par là même ces couleurs inévitablement ont déteint sur nous. Qui n'a pas voulu être le meilleur? Ne faut-il pas être le premier à l'école? Pour réussir? Le meilleur en sport? Passer à la télé? Yunus Emre (poète turc, 1238-1321) dans son Petit Livre des Conseils dit: "Le Moi est orgueil, il ignore l’âme". Il nous est demandé d’avoir une conscience aigue de cela, comme point de départ pour mieux neutraliser ce Moi insistant et parfois envahissant. L'une des causes de cet Ego dominant, selon nous, est la suprématie de la raison. L'esprit rationnel, même hypra-rationnel de la philosophie, qui n'admet pour vrai que ce que la seule raison humaine tient pour vrai, tue dans l'oeuf ce que l'humanité possède de plus mystérieux, de plus élevé qu’elle. Ce qui est reproché à la philosophie moderne c'est de se baser sur les lois de la raison pour traiter des sujets dont le domaine dépasse manifestement la raison en tant que telle. Il existe une critique fondamentale qu'Ibn Khaldun ( le 27 mai 1332 à Tunis et mort le17 mars1406 au Caire est un historien, économiste, géographe, démographe, précurseur de la sociologie et homme d'État d'origine arabe) adresse aux philosophes: "En se bornant à affirmer l'existence de l’intelligence sans se soucier de ce qui se trouve au-delà, ils firent comme ces naturalistes qui se contentent d'affirmer l'existence des corps sans se préoccuper de révélation ou d’intelligence, il n'existe rien d'autre dans l'ordre divin».

Jean-Yves Leloup dans ses commentaires sur l'Evangile de Jean dit: "Qu'y -t-il au commencement? La question peut aussi de manière plus subjective: qu'y -t-il au commencement de nos actes, à la source de nos pensées? de nos émotions? de nos sentiments? Qu'est-ce qui est au commencement d'un amour, d'un rêve? Qu'est-ce qui est à la source d'une pulsion, d'un cri, d'une angoisse? » Puis: "Voir toute chose dans son origine, dans son commencement, nous met en fraternité avec les vivants; l'arbre, l'étoile, l'oiseau nous sont étrangers parce que nous les percevons en dehors de l'origine qui nous est commune. » L'un des sujets pour nous qui intrinsèquement dépasse les lois rationnelles c'est le théâtre. Il existe un théâtre "rationnel", nous y reviendrons plus tard avec Artaud, qui traite de sujets où les pulsions humaines forment l'épicentre de l'espace et du temps. Et puis il existe également un autre théâtre, infiniment plus proche de ce que le théâtre était à l'origine avec les grecs, qui est un théâtre plus transcendental c'est-à-dire qui est au-dessus du monde sensible, et dont la connaissance relève directement des lois générales.

Écrire un ouvrage sans concession qui regarde le théâtre aujourd’hui, son histoire, son évolution, sa transformation même, ce n’est pas seulement témoigner d’un passé ou d’une situation donnés, c’est aussi -et surtout- faire acte de résistance. Résistance contre un monde qui va trop vite, trop fort, trop loin. Nous vivons une époque complexe pour ne pas dire chaotique, où l’angoisse et la peur sont au centre de nos vies. Les maladies liées au stress et à l’anxiété n’ont jamais été si nombreuses. Les gens meurent de ne pas vivre. Chacun se positionne face à cela avec les armes qui lui sont propres, certains s’isolent pour se rassurer quand d’autres décident de sourire de tout.

Il existe fort peu d’issues de secours pour nous aider à sortir des tunnels répétitifs que nous croisons. Le théâtre, à notre sens, en est une. Mais cela ne se fera pas sans condition.

L’histoire du théâtre a toujours suivi la courbe évolutive de sa grande soeur l’Histoire avec un grand H. Mieux (ou pire, selon les interprétations), elle en a toujours été le reflet. Le théâtre, initialement ancré dans l’éternité et stable dans les tempêtes a pourtant subi les dégâts de l’histoire. L’histoire c’est l’histoire de la domination vaniteuse des hommes, c’est l’histoire du pouvoir. Le théâtre, quant à lui, du fait de sa dimension publique est, malgré lui, exposé aux aléas du pouvoir. Il a la capacité, qu’il le veuille ou non, d’être un agitateur social et cela est dû uniquement à son caractère public. E cela ne peut aller sans contrôle. Et bien qu’il ait perdu de sa visibilité et donc de son pouvoir intrinsèque se substituant à d’autres formes de « médias » plus puissants que lui, comme le cinéma, la télévision ou internet, le théâtre reste une vitrine qu’il faut décorer aux nécessités d’une époque. Cela se décide en hauts lieux, toujours. Mais si ces médias concurrentiels ultra puissants n’ont toujours pas réussi à tuer le théâtre, c’est que celui-ci possède en lui une force que les autres n’ont pas. Et il ne pourra pas tenir très longtemps encore au rythme où vont les choses.

A condition qu’il renoue avec sa dimension originelle et sacrée. Le caractère de divertissement qu’on lui attribue comme partie quasi exclusive de son influence ne peut plus suffire. Le théâtre, non seulement pour sortir de cette restriction insatisfaisante, mais également pour proposer aux hommes une autre manière de vivre, de penser et d’espérer doit retourner et recréer ce qui fait son unicité: l’espace d’union des hommes, le trait d’union entre les hommes et les dieux.

L’homme, en tant qu’espèce, et plus particulièrement l’home occidental libéral, ne peut plus se contenter de continuer à glisser sur la pente glissante du tout-matériel, car il est profondément incapable de devenir cette machine moderne et mécanique que certains veulent qu’il devienne, parfois avec une détermination féroce, anti-humaine, démoniaque.

Le théâtre demeure, résistant, le lieu de humanité sacrée et indivisible.

Le temps de la République sacrée unie et indivisible est révolu, entraînant avec elle une démocratie qui ne fût qu’un leurre. Il y a dans l’espoir du théâtre quelque chose comme de l’instinct de survie, comme s’il nous rappelait sans cesse qu’il nous faut retourner à notre essence profonde.

Alors que le théâtre attirait 84% de la population au XIX ème siècle, ce chiffre s’est réduit comme peau de chagrin à partir du XX ème, jusqu’à atteindre 13% aujourd’hui. D’autres même, à l’aube d’un âge certain, n’y ont jamais posé le pied. Bien sûr, la multiplication des activités diverses, l’éparpillement de la société, la rivalité de la télévision du cinéma et l’expansion d’internet ne jouent pas en faveur de la fréquentation des salles de théâtre. Sans compter à présent les confinements et autres couvre-feux. Cela correspond sans doute à la courbe rationalisante de la société, à la désacralisation de l’homme, à la dispersion futile permanente et la courbe s’est lentement pliée vers le bas depuis la Moyen-âge jusqu’à nos jours, érigeant en idéal absolu le « je pense donc je suis » de Descartes ou l’athéisme obsessionnel des Lumières et des révolutions républicaines des XVIII ème et XIX ème siècles, faisant de l’homme de la chair à travail. 3vous ne pourrez sortir que pour aller travailler » nous assénait notre cher président lors de l’annonce des divers confinements censés nous protéger d’un virus dévastateur.

Cet ouvrage va parcourir l’histoire de ce théâtre et nous tenons à ce qu’il s’adresse à tous parce qu’il est justement l’affaire de tous. Le théâtre appartient autant à ce qui s’y rendent qu’à ceux qui le font. Notre traversée ne se veut ni universitaire ni savante, d’autres ouvrages existent à ce titre qui font office de référence. Elle ne suivra pas non plus un fil chronologique linéaire ininterrompu. Mais nous essaierons de voir comment le théâtre s’est progressivement transformé, constatant par là qu’il s’est transformé au même titre que notre monde s’est transformé.

Nous allons voir, comment et pourquoi. Pourquoi le théâtre s’est-il petit à petit éloigné de ses sources originelles?

Nous verrons que, sous couvert de modernité, l’homme s’est peu à peu déraciné. L’histoire du théâtre est celle des hommes et nous ne pouvons évoquer l’une sans mentionner l’autre.

Nous verrons comment l’homme des Lumières et sa Raison cartésienne ont, tel des propagandistes nouveaux, étalé leur toile sur tout un mode de fonctionnement et de pensée au détriment parfois de la vérité même.

Nous tâcherons un peu de réhabiliter cette part de notre histoire trop souvent molestée: le Moyen-Âge. Et même si aujourd’hui nouante croyons presque plus aux mensonges des historiens du XIXème, nous ignorons encore à quel point il y a dans nos siècles médiévaux des éléments de réponses à nos questions contemporaines.

Pour comprendre une chose, il faut revenir à son origine et la voir se développer, disait en substance Aristote. Rien n’est plus vrai. Nous ne pourrons comprendre notre théâtre moderne qu’en connaissant son évolution et son origine. Ce que l’homme cherche parfois est inscrit dans son passé., comme il peut y avoir pour l’homme adulte des réponses cachées dans son enfant délaissé. Il suffit d’aller à sa rencontre.

Le théâtre demeure le lieu vivant de la rencontre d’hommes vivants. ne parle t-on pas d’ailleurs de spectacle vivant? Mais qu’entend-on par là exactement? Qu’y-a-t-il au plus profond des mots que nous n’entendons même plus?

Le théâtre demeure le lieu de l’unité et de l’union. Nous ne croyons pas à sa prétendue vocation politique, sociale ou psychologique, tant de dimensions potentiellement conflictuelles. Nos programmes télévisés, nos journaux, nos réseaux sociaux s’en occupent à merveille, laissons-leur ce triste privilège.

Nous croyons en un théâtre de la célébration et de la fraternité. La fraternité républicaine et citoyenne est belle sans doute, mais la fraternité qui ne prend en compte aucune considération pour existerait plus belle encore. C’est de cette fraternité dont nous parlons, une fraternité universelle, qui fait se rencontrer en profondeur l’indien du Kerala et l’africain du Burkina Faso, le français parisien et le japonais des temples de Kyôto dans un même souffle. Nous parlons d’une fraternité spirituelle.

Nous ne croyons pas en un théâtre de la révolution et de la contestation. Les tribunes des assemblées, les rues de nos villes sont le théâtre des rébellions et des contre-pouvoirs. Pour nous, le théâtre n’est pas une tribune. Il est plutôt le haut d’une montagne, une église païenne, une assemblée uni(e)verselle.

Notre siècle a vingt ans et il donne l’impression d’avancer en toussant, une canne à la main. Il s’éreinte et s’époumone sans qu’on puisse l’aider à s’en sortir. Notre siècle a vingt ans et il vannage pas à pas en osant péniblement regarder loin devant comme le faisaient ces aïeux du Moyen-Âge, de la Renaissance ou du Grand Siècle. Notre siècle se contente d’espérer, ce qui est déjà beaucoup. Mais l’histoire des hommes nous apprend également que tout est grâce à qui sait écouter la vibration du souffle des temps. L’histoire nous apprend aussi dans le même temps qu’un homme sourd est un homme condamné.

Nous sommes aujourd’hui à un moment délicat de notre jeune siècle, certes, mais c’est peut-être une chance.

Le théâtre va mal et pas seulement parce qu’il est privé de jouer. Il va mal également dans son fonctionnement intérieur en dépit des évènements extérieurs. Dans la tempête, le bâtiment aux fondations solides tiendra debout. Le bâtiment aux fondations fragile s’envolera comme un fétu de paille. Nos fondations sont à revoir avant que le théâtre ne s’envole tout-à-fait. Il nous faut rompre avec ce théâtre purement cartésien et matérialiste qui a envahi tout le territoire théâtral, avec cette version ultra-réaliste dont certains se gaussent. Savent-ils seulement qu’en croyant bien faire ils tirent eux-mêmes une balle dans le pied de tous.

Il nous faut renouer avec une connaissance plus approfondie de notre histoire. La connaissance éveille la conscience. La conscience appelle l’harmonie.

Il est de toute importance de regarder notre monde avec bienveillance mais sans complaisance. Il nous faut re-questionner tous les lieux communs, aller chercher plus loin que le bout du nez des autres. Aristote et sa Poétique méritent-ils qu’on leur accorde cette importance si grande qu’on en ait fait le socle de toute notre culture? Où est passé notre théâtre baroque du XVII ème siècle, pourtant si riche et su puissant? Quid de la préface de Cromwell de Victor Hugo qui invitait à un théâtre nouveau et sacré? Le XXème siècle et sa frénésie de théorie fut-il si bénéfique? Que faire de la toute puissance des metteurs-en-scène end es auteurs, Le comédien peut-il à nouveau penser par lui-même? Et le spectateur, ce pauvre hère que l’on a mis dans le noir, que va t-il devenir, à part un spectateur de télévision qui aurait changé de salon en venant au théâtre?

Il nous paraît urgent de renouer avec nos codes jeu qui font la théâtralité du théâtre, qui font que l’acteur est un athlète accompli, que le texte retourne sa juste place, une parmi d’autres et que le théâtre redevienne un rituel spectaculaire et sacré.

Nous pensons que lutter contre la tyrannie du texte est une des clés pour un futur plus complet, plus harmonieux, plus équitable Nous pensons enfin qu’il est temps de recréer le lien acteur-public et non plus d’embastiller cette relation dans l’unique échange dithyrambique de fin de représentation. Il est temps que le spectateur aussi retrouve sa place au théâtre. De toutes les manifestations publiques, le spectateur de théâtre est le seul à demeurer dans le noir. Sortons le à la lumière, comme avant, quand tout ne faisait qu’un.

Temps enfin d’arrêter de tout séparer et de tout diviser, les hommes comme les choses car, pour reprendre JFK « notre lien commun fondamental, c’est le fait que nous habitons tous sur cette planète. Nous respirons tous le même air. Nous chérissons tous l’avenir de nos enfants. Et nous sommes tous mortels. »

11 vues0 commentaire